Projet d’Accueil Solidaire

   Première partie : Le Projet proprement dit  

 

A. Introduction : Le constat

La solitude est un fléau bien moderne. Elle est aujourd’hui, une vraie pauvreté. Elle touche tous les âges et tous les milieux. Elle est insidieuse et souvent féroce.

Chaque jour des enfants, des mamans isolées, des « paysans », des chômeurs, des « anciens » chez eux ou en maison de retraite, des jeunes sans repères, des malades à l’hôpital, des sans domicile fixe, des détenus et leurs familles, des handicapés, des familles entières même… vivent leur solitude et la pauvreté de l’isolement.

 Il nous semble que toutes les personnes souffrant de solitude aimeraient en premier lieu parler et communiquer.

B. L’Idée

Comment favoriser l’accès de ces personnes à une vie relationnelle ? Comment satisfaire leur droit à la relation tout simplement et naturellement ? Comment réveiller aussi leur sociabilité, c'est-à-dire leur aptitude à vivre en société ?

Comment donc leur (re)donner la PAROLE, leur (re)donner leur PLACE ?

L’idée serait alors de créer au cœur de la cité une structure basée principalement sur une exigence d’écoute, d’attention, de réconfort, de convivialité, permettant d’attirer à elle par des moyens humains et matériels appropriés, toute personne, jeune ou moins jeune, souffrant de la solitude et éprouvant le besoin impérieux de se sentir EXISTER.

N’y aurait-il pas la place, au cœur de la cité, pour une forme d’accueil  accessible et ouverte, attractive et populaire, à portée de main, ayant « pignon sur rue »? En clair, un lieu d’Accueil Solidaire, dans lequel il soufflerait un air pur ?

C. Le lieu

Une structure souple : on entre sans frapper, pas besoin de rendez-vous, on sait à qui s’adresser tout de suite, pas d’horaires ni de dates à respecter (à l’intérieur des jours et des heures d’ouverture).

Une structure accueillante : on trouve toujours à qui parler, il y a toujours de la lumière « morale », on s’y sent bien, il peut y avoir de la musique, des visages connus ou qui le deviennent.

Une structure enrichissante : grâce aux conversations, aux rencontres, on y apprend des choses, des évènements que l’on commente, des informations ou conseils pratiques.

Une structure rassurante : on n’est plus seul, on peut partager ses soucis, on se sent soutenu, on peut s’expliquer, trouver de l’aide, se faire des amis, etc…

Une structure spécialisée dans l’écoute de l’autre qui va s’attacher à mettre l’accent sur l’aspect humain et s’en donner les moyens.

D. Les moyens

1°) Un « personnel » disponible.

Composé de bénévoles, l’équipe devra faire preuve d’une grande disponibilité. Priorité à l’accueil, au service, à l’écoute, à l’échange, au réconfort. Il s’agit plus d’établir une relation, sans brusquerie, mais avec tact et en prenant le temps qu’il faut pour cela.

Savoir se montrer naturellement courtois, respectueux, chaleureux, attentif et « de bons conseils » tout en restant rigoureux pour une bonne tenue de la structure, pour sauvegarder un climat sain, agréable et attirant, pour préserver aussi sa propre intégrité, se faire respecter, telles sont les principales qualités requises.

Le nombre de bénévoles sera fonction de l’affluence qui sera peut-être variable selon les moments de la journée (ou les jours) mais ne devra pas descendre en dessous de trois personnes.

Certains d’entre-nous ont une grande habitude à présent de tout cela. Les  « Après-Mi’Dires » mensuelles n’ont plus rien à prouver et il s’agit déjà d’un « mini » lieu d’Accueil Solidaire.

2°) Des consommations proposées, adaptées.

Il va de soi que les consommations proposées dans ce lieu, seront sans alcool.

Café, thé, tisanes, chocolat, lait, potages, jus de fruit, biscuits, pâtisseries, autres friandises...

Afin de préserver le caractère social et non lucratif du lieu et d’éviter toute forme de concurrence envers des commerçants de Pont Audemer, les consommations seront gratuites.

Comme pour les « Après-Mi’Dires », une « boîte à dons » sera mise en place.

Les consommations ne sont pas le but de l’action, elles n’en sont qu’un moyen.

3°) Autres moyens relationnels ou attractifs.

-        Jeux de société.

-        Bibliothèque, table de presse (journaux locaux, bulletin municipal, départemental, régional et revues diverses)

-        Radio CD.

-        …

4°) Une notion de partage.

Il est un autre moyen qui favorise encore la relation tout en contribuant à valoriser les personnes. Il s’agit de l’esprit de partage ou de coopération. Ce principe pourrait notamment se concrétiser dans le cadre de l’approvisionnement de la structure en produits alimentaires qui, à l’occasion, pourraient être préalablement achetés ou confectionnés par les personnes accueillies elles-mêmes selon leurs possibilités et par les sympathisants.

Le même principe pourrait s’appliquer à la fourniture des jeux, livres, journaux et documentations diverses après leur usage privé.

Cette action deviendrait ainsi l’affaire de tous.

E. Activités

Ecoute et Conseils.

Ecoute puis Conseils divers personnalisés, conseils administratifs, orientation vers d’autres structures ou services sociaux, associations, CCAS, Pôle social.

Suivi personnalisé.

Soutien scolaire.

Organiser un soutien scolaire et une aide aux devoirs pour les plus jeunes en difficultés.

Culture.

Dans un souci de ne pas négliger l’accès à la culture, il pourrait être fait appel à titre gracieux à des artistes locaux musiciens, chanteurs, chorales, comédiens, pour organiser un type d’événement festif et culturel.

Autres ateliers.

D’autres ateliers ou activités à caractère collectif à mettre en place au fil du temps et selon disponibilité (chant, théâtre…).

Accueil de mineurs.

Projet d’accueil de mineurs dans le cadre de mesures judiciaires de réparation, en collaboration avec les services de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.

 

Deuxième partie : La Réalisation

A. Local / Equipements

Local au Centre Ville. Mise en place d’une enseigne visible.

Si petits travaux d’amélioration : appel aux bénévoles.

Equipement : tables, chaises, armoires, vaisselle complète, cafetière, bouilloire, réfrigérateur, radio CD... Un « comptoir » si possibilité.

Si nous avons une très grande pièce « nue », nous pourrons mettre des claustras pour faire des séparations (bureaux, pièce pour discuter…). Cela est primordial pour la bonne marche du projet « accueil ».

L’équipement peut faire l’objet essentiellement de récupération ou de dons. Sinon il faudra un budget « investissement ».

B. A prévoir

  • Budget de fonctionnement.
  • SACEM/SPRE, concernant la musique.
  • Assurances

C. La gestion

1°) Associative en partenariat avec la Mairie de Pont Audemer

 

Ponto Solid’Air en sera le « moteur » officiel. Il en faut un, pour les subventions parlementaires ou autres, pour assurer l’activité, enfin pour tout ce qui doit passer par une structure déclarée.

Nous souhaitons également que la Mairie de Pont Audemer soit partenaire de cette action qui se situe à Pont Audemer et qui en porte le nom par PONTO Solid’Air.

2°) Fonctionnement.

Ponto Solid’Air, la Mairie, d’autres asso qui voudraient intégrer une sorte de collectif et éventuellement des personnes physiques qui ne voudraient pas adhérer à une asso…

Bel exemple d’action unitaire.

Les décisions pourraient être prises par Ponto Solid’Air et un représentant de la Mairie.

Si collectif : les décisions pourraient être prises par Ponto Solid’Air, un représentant de la Mairie, un représentant de chaque association participante et un représentant des éventuelles personnes physiques hors asso.

3°) Aide budgétaire.

Réserve Parlementaire

Mairie Pont Audemer

Autres subventions ?

Cotisations des membres (minimes)

Dons

Organisation événements

…/… A définir

4°) Ouverture.

Avec les effectifs actuels, nous ouvrirons doucement.

L’ouverture de ce lieu d’accueil ne pourra que grandir suivant les bénévoles qui viendront se joindre au collectif et avec les idées d’animations complémentaires de chacun.

Le but ultime est d’ouvrir le + possible. Une demi-journée par jour serait une bonne moyenne, avec une journée de fermeture.

 Le plus beau cadeau que vous pouvez donner à quelqu’un est votre temps. Parce que vous leur donnez quelque chose que vous ne pourrez jamais reprendre.